Archives pour la catégorie Pause

« Je vous salue Marie » Serge Lama

Je crois en Dieu Hélas plus du tout en ses prêtres
Il s’est glissé chez eux des Judas et des traîtres
Un vent d’Est a soufflé, glacial, qui dénature
Leurs sermons inspirés par la nomenclature
Et s’ils lèvent encore leurs mains jointes au ciel
Le CAPITAL de Marx est leur nouveau missel !

Je vous salue Marie
Pleine de grâce
Que Votre Nom soit sanctifié
Je vous salue Marie
Oui mais de grâce
De vos prêtres il faut vous méfier !

Je crois en Dieu hélas plus du tout en ses hommes
Et nos enfants non plus ne passent plus par Rome
Ils ont pris des sentiers à l’écart des touristes
La voie sacrée a pris des allures de piste
Où est le rassembleur, le messie, le berger
Qui récupèrera ces brebis naufragées
Où donc est la soutane que l’on reconnaissait
Avec respect l’Homme de Dieu quand il passait.

Je vous salue Marie
Pleine de grâce
Que Votre Nom soit sanctifié
Protégez vos brebis
De ces rapaces
Ils les ont déjà sacrifiées.

Je crois en Dieu… hélas le cercueil de mon père
Ecrasé sous les fleurs était bien solitaire
La Croix dans une main, dans L’autre la Sébile
Un vieux prêtre ânonnait les mots de l’Evangile
Dans la Chapelle morne où la mort s’étonnait
Les Jardins de l’Eden offraient des fleurs fanées
Quand il n’y a plus d’enfants pour chanter le Credo
L’eau de vos bénitiers n’est qu’une flaque d’eau.

Je vous salue Marie
Pleine de grâce
Que Votre Nom soit sanctifié
Vos prêcheurs d’aujourd’hui
Font fin de race
Tous leurs gestes sont momifiés

Debout, debout les mots les jolis mots antiques
Et les incantations, et les chœurs des cantiques
Il faut rentrer en nous comme dans un monastère
Et se dire qu’on est soi même un grand mystère
Et qu’éternellement du berceau au linceul
L’homme est sans le savoir une secte à lui seul

Je Vous salue Marie
Pleine de grâce
Que Votre Nom soit sanctifié
L’Evangile est soumis
A ceux d’en face
Votre fils est recrucifié.

le marchand de bonheur

Je suis le vagabond, le marchand de bonheur,
Je n’ai que des chansons à mettre dans les coeurs
Vous me verrez passer, chacun à votre tour,
Passer au vent léger, au moment de l’amour

J’ai les 4 saisons pour aller flâner
Et semer des moissons de baisers
J’ai l’automne et l’hiver, le ciel et la mer
Le printemps et l’été pour chanter

Vous êtes des enfants qui vous donnez du mal
Du mal pour vous aimer et du mal pour pleurer
Et moi j’arrive à temps, à temps c’est bien normal
Pour aller réparer ce que vous déchirez
J’ai les 4 saisons pour sécher
Vos pleurs et changer l’horizon de vos cœurs
J’ai l’automne et l’hiver, le ciel et la mer
Le printemps et l’été pour chanter

Je donne à bon marché de quoi rire de tout
De quoi rire de tout, plutôt que d’en pleurer
Je ne demande rien pour me dédommager
Que voir sur mon chemin la joie que j’ai semée

Je suis le vagabond, le marchand de bonheur,
Je n’ai que des chansons à mettre dans les coeurs
Vous me verrez passer, chacun à votre tour,
Passer au vent léger, au moment de l’amour

CHANSONS LA PRIÈRE – GEORGES BRASSENS


CHANSONS LA PRIÈRE – GEORGES BRASSENS
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s’amusent au parterre
Et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s’ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l’ivrogne qui rentre
Par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l’humiliation de l’innocent châtié
Par la vierge vendue qu’on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S’écrie:  » Mon Dieu !  » par le malheureux dont les bras
Ne purent s’appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu’il traîne Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l’on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid
Par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée
Par le baiser perdu par l’amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie Je vous salue, Marie

Des ronds dans l’eau de Françoise Hardy

À tous les hommes et femmes politiques :

Tu commenças ta vie
Tout au bord d’un ruisseau
Tu écoutes ses bruits
Qui courent dans les roseaux
Qui montent des chemins
Que fait dans les taillis
Les ailes du moulin
Les gorges du Midi
Soulignant d’un sourire
La chanson d’un oiseau
Tu prenais du plaisir
A faire des ronds dans l’eau

Aujourd’hui tu ballottes
Dans des eaux moins claquées
Tu t’acharnes et tu flottes
Mais l’amour où est-il?
L’ambition a des lois
L’ambition est un culte
Tu voudrais que ta voix
Domine nos tumultes
Tu voudrais que l’on t’aime
Un peu comme un héros
Mais qui saurait quand même
Faire des ronds dans l’eau

[Instrumental]

S’il y a tous ces témoins
Que tu veux dans ton dos
Dis-toi qu’ils pourraient bien
Devant tes ronds dans l’eau
Te prendre pour l’idiot
L’idiot de ton village
Qui lui est resté là
Pour faire des ronds dans l’eau
Pour faire des ronds dans l’eau