Pasteur ou mercenaire ?

Saint Augustin disait « Avec vous je suis chrétien ; pour vous je suis évêque ». Nous rappelant que l’évêque est en premier lieu un baptisé qui a comme tout être humain ses qualités et ses défauts. C’est pour cela sans doute que l’un des tous premiers gestes posés par le pape François fut sans doute de demander que l’on prie pour lui. Oui, nous devons prier pour nos pasteurs, nos prêtres, nos évêques… car si chacun de nous devra rentre compte à Dieu de ses actes par actions et par omissions, nous devrons aussi témoigner du soutien que nous avons apporté à nos pasteurs. Eux, comme tous ceux qui ont charge d’âme, devront assumer le témoignage qu’ils ont donné auprès des âmes dont ils ont la charge. Or, nous sommes liés par les liens du sang. Le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a donné sa vie pour nous. Ainsi, comment puis-je rester insensible, devenir un administrateur… puis doucement un mercenaire ? N’est-il pas de mon devoir de lui rappeler qu’avec moi il est chrétien ? Qu’il est mon frère, et qu’à ce titre, je suis le gardien de mon frère. Que moi aussi j’aurais témoigné de mon assistance ou de mon silence pour les actes qu’il aura posés.

Je connais un pasteur (j’en connais de nombreux) qui sans le vouloir est devenu mercenaire. Oh, pas les mercenaires qu’il y a dans les pays en guerre. Non, plus dangereux encore les mercenaires de l’âme. Le mercenaire dont Jésus parle aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. » (Jn 10, 11-18 ) Mieux, certains mercenaires utilisent leur crosse pour chasser les brebis qui seraient selon eux un écarté du chemin. La crosse est la bâton du pasteur qui permet à la fois de chasser les loups mais aussi de remettre une brebis dans le chemin, dans la tendresse. Tous les prêtres, évêques, pasteurs, curés… sont habitués aux calomnies et aux médisances. Ils sont habitués à entendre les critiques pour l’action d’un tel ou un tel. Car il faut le reconnaître le troupeau à la tête dure et ne veut pas obéir, il lui semble plus facile de prendre un autre chemin. Alors certains pasteurs se transforment en mercenaires. On peut les comprendre, il y a tellement de scandales ! Ainsi, au lieu de vérifier les dire, de faire une enquête, de voir le vrai du faux, de rencontrer la brebis, d’aller à sa recherche (Luc 15/4-7) et laisser les 99 autres pour la sauver… Ils dégueulent le problème! Oui, il ne s’agit plus d’une âme à sauver, il ne s’agit plus de donner sa vie pour UNE brebis mais de régler un problème. Dans bien des cas, le souci, la difficulté qui n’était qu’une faiblesse passagère,  une erreur de parcours,  ou même de pure mensonge de la part des dénonciateurs deviendra un scandale pour la communauté. Bien sûr, l’église a parfois étouffé des fautes graves sans agir, sans couper la branche qui tuait l’arbre.

Mais combien l’Église aurait évité de scandale si les pasteurs avaient été chercher la brebis perdue ! Combien de groupe de prières, de mouvements charismatiques ont été condamné par simple jalousie. Le plus bel exemple, l’exemple par excellence est le Christ-Jésus lui-même. Il fut condamné injustement. Condamné, il n’ouvre pas la bouche. Ainsi, ceux que les mercenaires éloignent du troupeau peuvent trouver refuge auprès de Celui qui leur ouvre les bras sur la croix. Alors, malgré la blessure, ou grâce à elle ; malgré le rejet de l’église locale, ou grâce à elle ; malgré l’incompréhension, ou grâce à elle ; malgré la perte des amis, ou grâce à elle… ceux qui sont devenus des étrangers dans leur propre ville découvriront peu à peu l’Amour de Dieu. Le véritable Amour. Comment véritablement tant que nous n’avons aimé que ceux qui nous aiment ? Comment ne pas confondre le sentiment amoureux et l’Amour même tant que nous n’avons pas été trahi dans notre chair ? Ainsi, il leur est donné de s’enraciner dans le Christ et de commencer à comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu (Éphésiens 3:18). Alors, avec l’apôtre des païens, avec St Paul, ils pourront dire Maintenant je me réjouis dans mes souffrances pour vous ; et j’achève de souffrir en ma chair le reste des afflictions de Christ pour son corps, qui est l’Eglise, de laquelle j’ai été fait le serviteur, selon l’administration que Dieu m’en a donnée envers vous pour accomplir la Parole de Dieu, le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints, auxquels Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les païens, qui est Christ en vous, l’espérance de la gloire ; lui que nous annonçons, avertissant tout homme et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter tout homme parfait en Christ. C’est aussi à quoi je travaille, combattant par son efficace, qui agit puissamment en moi. (Colossiens 1:24)

Enfin, ceux qui ont été injustement condamnés entreront dans la véritable communion avec leur Pasteur, avec le vrai et unique Berger. Dans le feu de cet Amour Infini, ils seront enfin unis à ma sœur qui est violentée par son mari, à mon frère que mon frère crucifie, à mon pasteur devenu mercenaire qui sacrifie des âmes aux loups. Enfin, les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. (CONSTITUTION PASTORALE SUR L’ÉGLISE DANS LE MONDE DE CE TEMPS – GAUDIUM ET SPES)

Et ce qui fait, peut-être, le plus écho à leur cœur meurtri est sans doute la transformation des pasteurs en mercenaires.  Cette transformation n’est pas une métamorphose comme le montre les films ou en un instant le gentil devient méchant. Non, c’est une lente renonciation, un doux engourdissement de l’âme, une apathie de la conscience.

Combien de pasteurs passent plus de temps en réunion avec d’autres pasteurs qu’avec les brebis qui leur sont confiés ? Quand les pasteurs sont en réunion, qui est avec les brebis ? Est-ce que le loup attend que le pasteur ait fini sa réunion ? La réunionite est sûrement l’une des maladie les plus graves pour les pasteurs car elle le transforme en mercenaire, sans qu’il ne le voit et c’est pour la bonne cause ! C’est une réunion pour le toit de l’église, pour la préparation des catéchèses,  des vocations… Un vieux pasteur disait « si je passe plus 1/3 de mon temps en réunion, loin du troupeau, même si c’est pour lui, alors je ne suis plus pasteur. » Le pasteur est au milieux des brebis et le temps que tu es avec est le meilleur critère. Combien de temps passe le pasteur en accompagnement ? en confession ? Des exemples simples : Le curé d’Ars qui a reconstruit l’église et Padre Pio qui a construit un des plus grands hôpitaux d’Italie.

Certains pasteurs disent : « Je suis mangé de toute part, par les dames cathé, les conseils pastoraux, les conseils économiques, les comptes de la paroisse…. Je suis mangé…  » Mais avec toutes ces activités, sont-ils nourrissants ? Si les brebis veulent autant les manger c’est peut-être qu’ils ne les nourrissent pas assez ou que la manière dont ils les nourrissent n’est pas équilibrée.

Certains pasteurs refusent de devenir « père spirituel » et s’étonne que la famille soit aujourd’hui en crise ! Notre monde a besoin de l’autorité paternel, pas simplement d’un guide comme en haute montagne, pas simplement d’un conseiller comme dans une entreprise (qui ne prend pas les risques), encore moins d’un accompagnateur, comme d’un psychologue. NON, nous avons besoin de pères spirituels capables de prendre leur téléphone et de nous dire : « tu en es où de ta vie spirituelle ? Depuis combien de temps tu ne t’es pas confessé?  » Nous avons besoin de père qui nous donne la vie, La Vie en Dieu. Le père (spirituel ou non) devient père par choix. La femme devient mère par un processus biologique. Le père c’est par choix. Le refus de nombreux pasteurs à toute paternité spirituelle est lié à la déresponsabilisation de notre société.

Et moi, moi qui suis une simple brebis, est-ce que j’aime suffisamment mon pasteur pour lui éviter les piégés de la transformation ?

CHOISIS

Que ton Oui soit : « OUI » que ton Non soit : « NON »
je mets devant toi la vie et la mort : pour toi et les tiens choisis la VIE.

Partout tu vois la guerre, la peur et douleur,
pourtant tu dis je ne suis pas responsable
MAIS par des achats, tu finances ceux qui massacrent tes frères
par des silences, tu encourages ceux qui étouffent les cris.

Tu peux te prendre pour un dieu et croire dans le nouvel âge.
Mais est-ce toi qui as fixé les étoiles ?
est-ce les extra-terrestre qui ont crées le monde et les planètes ?
Qui est le Dieu des dieux ?

Tu peux chercher des responsables et des gens à condamner,
Mais c’est toi qui utilises leurs produits,
qui choisis de vivre avec leur banque,
Tu vas jusqu’à mettre leur techno dans ta peau.

Tu peux te mentir à toi même et te faire croire que tu es libre,
Mais il n’est pas pire esclave que celui qui ne voit pas sa prison.
Nous sommes contaminés dans notre pensée
est-ce un bien ? est-ce un mal ? Nous avons des liens.

Tu te dis amoureux et vivre pour aimer,
Mais tu vis dans la peur : peur de perdre ton travail
peur de vivre seul, peur de grossir et d’avoir faim,
peur de croire que tout peut changer.

Ne me jetez pas

Ne me jetez pas…
Non ne me jetez pas…
Vous ne m’aimerez jamais,
Vous ne saurez qui j’serais…

Je sais qu’à vos yeux je n’suis que cellules,
Mais pour mon Créateur je suis chargé d’espoirs,
Le même espoir qu’Il a mis en vous…
Quand vous aussi, vous n’étiez que cellules.

Je sais qu’à vos yeux je n’suis qu’un problème,
Mais pour beaucoup d’entre nous je suis solution.
Nombreux sont ceux qui désirent être parents
Je vous prie du coeur, laissez-moi vivant

Je sais qu’à vos yeux je suis un accident,
Pourtant personne fut blessé; je suis un don vivant,
On doit vivre ses erreurs avec ou sans tracas,
Je vous en supplie, ne me jetez pas.

Je saurai être un rayon de soleil,
Dans toute cette terre, une unique merveille,
De toutes les fleurs, je serai la plus belle,
Je saurai vous ouvrir les portes du ciel,

Je saurai donner tout l’amour de mon cœur,
Ma joie comme ma peine, mon courage et ma peur,
Je saurai montrer comment chanter en chœur,
Nous découvrirons le seul et vrai bonheur.

sur  : Gloria TV

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