HOMME OU MACHINE ?

Alors que dans de nombreux endroits, associations ou organismes… défendent officiellement les droits humains. La machine est lentement rapidement et surement en train de remplacer l’homme. Attention, il ne s’agit plus de science fiction ou même de perceptive que les améliorations techniques pourront nous apporter un jour. Non, il s’agit de fait que nous vivons en ce moment. Oui, une société hongkongaise vient de nommer un algorithme à son conseil d’administration. Le logiciel, nommé Vital, prend des décisions de manière autonome et surtout sans état d’âme. La société pour laquelle il fonctionne est spécialisée dans les investissements en capital risque, elle s’implique dans des sociétés privées et publiques des secteurs de la lutte contre le cancer, de la médecine régénérative et des traitements personnalisés. Qu’importe pour cette machine que les investissements donnent ou retirent du travail à des personnes, qu’importe que les projets soient salutaires : LE critère est celui des chiffres. Les avis qui sortiront de ce logiciel seront froids, dénués de tout sentiment, sans histoire, sans littérature… Vide. Comment prendre en compte l’empathie ? Un ordinateur peut-il rendre une décision juste ? Aurait-il compris qui était la mère dans le jugement de Salomon ? Peut-il comprendre le sacrifice autrement que par la comptabilité ?

Un autre fait est la rencontre, cette semaine, des chercheurs, des fonctionnaires de l’ONU pour parler des robots guerriers autonomes. Ces machines que l’on surnomme « Terminator » en référence au film du même nom sont déjà en service. Les robots SGR-A1 pourraient dèes à présent tuer. La Corée du Sud a mis un système bloquant le tir et demandant l’intervention d’un humain pour faire feu, pour des raisons éthiques, mais le système est parfaitement autonome.

Petit à petit l’homme est poussé hors des usines, hors des ateliers, hors des bureaux… par des machines. Dans un premier temps, il nous fut expliqué que c’était pour notre bien et que nous remplacions les travaux pénibles par des machines. Ainsi, l’ouvrage devait être synonyme de besogne, boulot, labeur, corvée, un bagne, un labeur… Et l’on oublia qu’il était un gagne-pain pour faire vivre une famille, un cheminement pour grandir en sagesse et humanité, une formation, se découvrir soi-même… car dans le même temps il fallait que le travail humain perde tout sens. Il fallait que le travail soit inhumain pour le donner aux machines. C’est alors qu’avant de remplacer le personnel de ménage, les caissières des banques furent doucement transformées par des guichets automatiques. Dans le même temps que nous nous « modernisions », nous inventions de faux métiers. Ces professions qui ne produisent rien, et plus le poste est non productif mieux il est payé. Ainsi, un joueur de foot gagne en une semaine ce qu’un fermier mettra des mois et des années à économiser. Beaucoup de ces nouveaux métiers sont en réalité des occupations pour éviter que le peuple ne pense trop.

 La question qui se pose est : Est-ce que nous humanisons nos robots ou est-ce que notre société est en train de perdre son humanité ?

BONNE NUIT LES PETITS.

Les plus âgés d’entre-nous se souviennent, peut-être, de cette émission pour enfant qui avait pour but de nous tranquilliser pour la nuit.

Aujourd’hui, le monde rentre dans la nuit et l’occident n’a jamais aussi bien correspondu à sa définition : là où le soleil se couche. L’orient étant là où le soleil se lève. Ainsi, peu à peu, l’obscurité se fait sur la terre sans grande secousse et nombreuses sont les personnes de notre entourage qui nous diront : « on fait beaucoup de bruit pour rien » ou « Il y a déjà eu des choses plus graves mais nous n’avions pas les moyens de les connaitre… alors comme le reste cela passera. » À quel moment sommes-nous ? Est-ce le crépuscule ? Est-ce déjà, comme le pensent les optimistes, l’aube nouvelle qui se présente à nous ? Est-ce déjà la nuit ? La nuit est ce moment particulier où les couleurs sont parties et où tous les chats deviennent gris. Comme les valeurs qui, en plein jour, sont visibles de tous, il semble que les repères s’estompent. Ceux qui sont déjà dans la nuit ne voient plus la distinction entre un homme et une femme. Tandis que ceux dont le cœur est encore au soleil ne comprennent pas ceux qui habitent l’obscurité.

Quelle sera notre nuit ?

Allons-nous comme des gentils enfants nous coucher et nous endormir en écoutant les comptines que nous racontent les média ? Il est évident que certaines chansons qu’elles soient politiques, économiques, artistiques… ont pour unique but d’endormir le peuple comme une douce berceuse. Le plus souvent, ces rengaines sont accompagnées de somnifères puissants comme les RSA, BS, ASS, ARE… Jadis, Rome disait simplement : « Panem et circenses ». Allons-nous tranquillement nous endormir, comme dans un suicide collectif, et espérer que la nuit passe sans que rien ne nous arrive ? Nous pouvons, dans cette nuit, penser que les problèmes, les souffrances, qui arrivent aux autres ne sont pas pour nous. Certains se régiront pensant que puisque le malheur a frappé leurs voisins, ils seront épargnés. Mais, dans cette nuit des dormeurs, les cauchemars n’épargnent personne.

Quelle sera notre nuit ?

Serons-nous comme les vaillants gardiens du système qui obéissent aux ordres sans chercher à voir que l’adversaire qu’il croit combattre est celui-là même dont il reçoit les ordres et qu’il défend ? Nombreux de valeureux sont tombés, l’idéal enraciné dans le cœur, dans les batailles organisées par leur commandant qui avait trahi leur cause.

Quelle sera notre nuit ?

Serons-nous ces médecins, ces pompiers, ces veilleurs infatigables qui au plus profond des ténèbres apportent la lumière ? Honneur, à ceux qui malgré les fatigues, les épreuves, les tracas donnent, jour après jour, leurs aides pour le malheureux qui appelle.

Quelle sera notre nuit ?

Est-ce que nous allons passer notre nuit comme durant le ramadan ? Allons nous prier et manger ? Est-ce que les Anges et l’Esprit par permission de leur Seigneur, descendront ? Sera-t-elle la nuit meilleure que mille mois ? La nuit de paix et du salut jusqu’à l’apparition de l’aube ?

Quelle sera notre nuit ?

Est-ce que nous vivrons une nuit en prière, comme le demande Jésus à ses disciples au jardin des oliviers ? Allons-nous entendre l’appel lorsqu’Il nous dit « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » ? Et allons-nous prier ou, comme les apôtres, nous endormir sans assurer la garde dans la nuit. Entendrons-nous lorsqu’au moment le plus sombre, Il dira : « Levez-vous ! Allons ! » ?

Comme pour toutes les nuits, chacun la vivra différemment, personnellement, intimement, certains espérant l’aube et la clarté du jour; d’autres, ceux qui appartiennent au monde des ténèbres, redoutant ce moment. Mais, plus que jamais, nous devons savoir à qui faire confiance, avancer prudemment. Et comprendre qu’aussi brillante que soit la lune elle n’est pas le soleil. Ne prenons pas le reflet, la pale image, pour ce qu’il n’est pas. De nombreux sauveurs peuvent se présenter mais restons attentifs aux signes. Que dans la nuit où les ombres créent des peurs nous sachions trouver la lumière.